“Comme IB, Soro n’échappera pas à la colère de Ouattara” – YECLO.com

CE PÈRE QUI TUE SES ENFANTS… Chers tous. Je vais vous avouer une chose. Savez-vous pourquoi le jour de la mort d’IB j’ai pleuré comme une madeleine? D’un. C’est parce que c’était un frère avec qui, malgré notre adversité dans la gestion de la rébellion ,j’ai gardé des relations de fraternité et d’amitié avec lui.

Et le jour de sa mort ,j’ai eu le privilège d’échanger au téléphone avec lui pour lui demander de se rendre sinon il se ferait tuer vu le commando militaire qui se dirigeait vers lui. C’est pratiquement en larmes que je l’ai supplié de se rendre.

Et il m’a dit qu’il préférait mourir les armes à la main, en tant que soldat ,que de se rendre comme un poltron. Et il m’a raccroché au nez. Perdre ainsi quelqu’un avec qui je venais d’échanger au téléphone, quelqu’un avec qui j’avais gardé de bonnes relations ,m’a fait pleurer à chaudes larmes.

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De deux. J’ai pleuré à chaudes larmes parce que j’ai eu pitié de lui. Lui qui considérait, celui qui avait donné l’ordre de le désarmer par la force s’il le fallait, comme un père.

Lui qui avait tenté vainement, avant sa mort, d’entrer en contact avec celui qu’il considérait comme un père. Lui qui avait mené, depuis décembre 99, septembre 2000, janvier 2001 et septembre 2002 la bataille militaire pour faire installer au pouvoir celui qu’il considérait comme un père. Voir que c’est ce père qui a donné l’ordre de le faire abattre m’a fait pleurer.

Cela m’a fait rappeler cette scène du roman, LE MONDE S’EFFONDRE de Achebé, l’écrivain nigérian, où Okonkwo, le père, a tranché la tête de son fils qui courrait vers lui pour chercher protection. Et je me suis dit ceci ce jour-là.

Si le père a donné ordre pour qu’on tue celui qu’il considérait comme un fils et qui le considérait comme un père ,je ne vends pas cher demain la peau de Guillaume Soro, mon mentor, lorsque ce dernier tentera de s’opposer à lui.

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Et ce jour-là, j’ai eu pitié pour Guillaume Soro. Je me suis dit que si le père a osé, pour le pouvoir ,donner ordre pour qu’on tue son fils IB, Bogota n’échappera pas à sa colère si demain, il lui prenait l’envie de contester ses décisions. Aujourd’hui, vu les barbouzes qu’il a mis aux trousses de Bogota à Paris pour l’assassiner parce qu’il refuse d’accepter le hold up électoral dont il a fait montre, je constate que je n’ai pas eu tort ce jour-là, de pleurer pour Bogota.

Aujourd’hui, comme avec IB, le père a décidé de faire assassiner le fils Bogota. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, j’ai peur pour mon esclave, celui que j’appelle le fils chéri du gourou du Restaurant. Qu’il se tienne à carreau s’il ne veut pas se faire assassiner par celui qu’il considère comme un père. Qu’il sache que comme IB et Guillaume Soro ,il n’échappera pas à la colère de son père si un jour il lui venait à l’esprit de contester sa décision.

Surtout qu’en ce moment, son père ne lui fait plus confiance parce que certaines mauvaises langues lui ont dit que son fils préparerait un coup d’État contre lui. Je rappelle que c’est pour cette accusation de préparation de coup d’État contre lui que son père a donné ordre pour faire tuer IB et Bogota.

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Je demanderai donc à mon esclave de se tenir à carreau, car malgré notre adversité politique je l’aime. Il a un bon fond et il n’est pas méchant. Je n’aimerais pas qu’il subisse le même sort qu’IB et Bogota. Lui que le père a décidé de ne pas parrainer pour les prochaines élections présidentielles malgré toute la patience qu’il a eue auprès de lui espérant un jour être choisi comme son dauphin.

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