EN DIRECT – Assassinat de Samuel Paty : Macron veut renforcer “la sécurité de l’espace scolaire”

Après le drame ne restent que les regrets… Pourquoi Samuel Paty, ce professeur menacé à plusieurs reprises dans les jours précédant l’attentat, n’a t’il pas fait l’objet d’un dispositif de protection policière ?

A l’issue d’un conseil de défense de 2h30, l’Elysée indique sa volonté de mener des “actions concrètes” rapides contre les associations ou individus auteurs de messages de haine ou de soutien après l’assassinat de l’enseignant.

Après l’effroyable attentat de Conflans-Sainte-Honorine, des milliers de personnes se sont mobilisées dans la France entière ce dimanche. L’occasion de rendre hommage à ce professeur parti trop tôt. 

L’Elysée a annoncé ce dimanche que la sécurité dans les établissements scolaires sera renforcée à partir de la rentrée. 

Le chef de file de la France Insoumise a également estimé que les aides supplémentaires promises par le gouvernement étaient largement insuffisantes. 

Selon Jean-Luc Mélenchon, il faut “capturer et expulser ceux qui ont une activité d’islamisme politique” afin de mieux lutter contre le terrorisme.

Selon Jean-Luc Mélenchon (LFI), il est important de se rassembler “sans faille”. Il faut que la France montre son unité dans diversité pour faire face aux terroristes et leur montrer que leurs “manœuvres échouera”.

“Je pense qu’il y a un problème avec la communauté tchétchène en France”, estime Jean-Luc Mélenchon, faisant référence au jeune Russe d’origine tchétchène identifié comme le terroriste de 18 ans qui a assassiné Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine.  Le leader des insoumis rappelle également les violences de juin dernier impliquant une centaine de Tchétchènes à Dijon. 

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, réagit à l’assassinat terroriste de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine.

Des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées ce dimanche à Paris et partout en France en hommage au professeur Samuel Paty, décapité vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, un attentat islamiste qui a suscité une émotion nationale.

Théâtre de la manifestation historique qui avait suivi les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher le 11 janvier 2015, la place de la République à Paris s’est remplie en début d’après-midi de milliers de manifestants, enseignants, élus et anonymes venus défendre la liberté d’expression, dire non à “l’obscurantisme” et chanter la Marseillaise.

A Lyon, la place Bellecour, l’une des plus grandes du pays, était elle aussi noire de 6.000 personnes selon la préfecture, réunies face à la statue de l’Homme de Pierre, symbole de la Résistance, un autocollant “je suis enseignant” au revers de leur veste ou une rose à la main.

Quelque 300 personnes se sont également rassemblées à la mi-journée à Nice. “Tout le monde est en danger aujourd’hui, il y a eu d’autres attentats déjà qui visaient un journal ou tout simplement des citoyens comme ici à Nice, et maintenant il faut que ça change”, a estimé Valentine Mule, 18 ans, étudiante en première  année de droit à Nice.

Selon la FSU (Fédération syndicale unitaire, la première fédération syndicale en France de l’enseignement), près de 5.000 personnes se sont mobilisées dans la ville rose. La police attendait 800 à 1.000 personnes, et n’a pas procédé à un comptage. “Je suis là pour trois raisons : l’hommage au collègue, la lâcheté et le racisme des réseaux sociaux et le manque de courage, voire l’incapacité du gouvernement à traiter ces questions-là”, a lâché à l’AFP Anne-Marie Gaussens, une CPE à la retraite.

“Incontestablement, on a laissé des enseignants seuls face à des élèves, des familles, des associations, qui ne respectaient pas les valeurs de la République”, commente l’écologiste Yannick Jadot auprès du Parisien.

“Incontestablement, on a laissé des enseignants seuls face à des élèves, des familles, des associations, qui ne respectaient pas les valeurs de la République”, commente l’écologiste Yannick Jadot auprès du Parisien.

Selon la préfecture du Rhône, 6.000 personnes se sont mobilisées place Bellecour à Lyon ce dimanche.

“Nous réussirons à combattre les ennemis de la démocratie, mais nous réussirons si nous sommes unis. (…) C’est une évidence d’être présent aujourd’hui , il s’agit tout simplement de marquer l’unité des forces vives de la France”, déclare Jean-Michel Blanquer au micro de LCI. 

“Nous devons dans le futur avoir une action qui permet d’éviter que de tels drames aient lieu (…) dans des moments comme ça on a besoin d’unité”, ajoute le ministre de l’Éducation nationale, qui reconnaît que les enseignantes et enseignants ont besoin de soutien : “Mon message n’a pas changé et ne changera pas : soutien aux professeurs. Chaque enseignant de France doit être soutenu quand il est dans une situation comme celle-là.”

“Nous n’avons pas peur. Vous ne nous diviserez pas”, a lancé sur Twitter le Premier ministre Jean Castex, présent au rassemblement place de la République à Paris, au surlendemain de la décapitation d’un enseignant dans les Yvelines.

“Nous sommes la France!”, a ajouté le chef du gouvernement, aux côtés du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, de la ministre déléguée en charge de la Citoyenneté Marlène Schiappa et de milliers de personnes. 

Ce tweet du maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) montre l’hommage rendu au professeur décédé ce dimanche dans la ville où il exerçait.

Regardez, et écoutez, la minute de silence observée Place de la République suivie d’une vibrante “Marseillaise”.

Ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont rassemblées ce dimanche à Paris place de la République pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d’histoire décapité vendredi dans les Yvelines.

Brandissant des pancartes “non au totalitarisme de la pensée” ou “je suis prof”, ils saluent dans le calme la mémoire de cet enseignant assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e, dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

“Je suis Samuel”, “Liberté d’expression, liberté d’enseigner”, scandaient des personnes sur place. De longs applaudissements étaient régulièrement entendus.

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a démenti ce dimanche que l’enseignant des Yvelines décapité vendredi était menacé d’une sanction ou de remontrance pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, ainsi que l’ont suggéré certains intervenants sur les réseaux sociaux.

“Cette information est fausse”, a martelé Jean-Michel Blanquer interrogé par France Inter, France 2 et Le Monde.

Militant islamiste actif depuis une quarantaine d’années, Abdelhakim Sefrioui fait partie des onze personnes toujours en garde à vue ce dimanche dans le cadre de l’enquête sur la décapitation d’un professeur d’histoire. Sa présence laisse craindre une implication des mouvements radicaux dans cet attentat.

Plusieurs voix s’élèvent ces dernières heures pour que le collège où travaillait Samuel Paty, assassiné vendredi, porte son nom. C’est le cas, par exemple, de l’ancien patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

Bruno Le Maire veut renforcer le contrôle des flux financiers de certaines associations islamistes, après l’assassinat de Samuel Paty. “Il y a un problème de financement d’un certain nombre d’associations islamistes sur lesquelles je pense que nous pouvons et devons mieux faire”, a en effet déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, ce midi, sur France 3.

Le ministère de l’Éducation nationale a mis en place un numéro vert, accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, pour tous les personnels, après l’attentat de vendredi à Conflans-Sainte-Honorine.

Samuel Paty a “fait son travail” et a été “respectueux”, estime le recteur de la mosquée de  Lyon Kamel Kabtane, également président du Conseil des mosquées du Rhône, dans un entretien par téléphone avec l’AFP.

“Il était en droit d’élever le niveau intellectuel sur la tolérance et la  liberté d’expression. Il a été respectueux et il a même proposé aux élèves qui  pourraient se sentir choqués de sortir. Il a voulu parler sans vexer, sans  blesser”, insiste M. Kabtane.   “En France, la liberté d’expression existe et il faut qu’elle existe”,  ajoute le recteur, pour qui le ou les auteurs des faits ont prouvé par leurs  actes qu’ils ne sont “pas religieux”. 

“On a manipulé l’enseignement de ce professeur pour en faire quelque chose qui mériterait la mort, poursuit le dignitaire religieux. Cette situation a tendance à s’amplifier. Les gens ne se parlent que par réseaux sociaux, par invectives”, regrette le  recteur, disant dorénavant craindre pour ses coreligionnaires.

Un conseil de défense est organisé ce dimanche en fin de journée autour d’Emmanuel Macron pour définir de nouvelles mesures après l’assassinat terroristes de Conflans-Sainte-Honorine. 

“Les réseaux sociaux sont un lieu d’impunité”, dénonce Xavier Bertrand qui réclame la fin de l’anonymat. “Il nous faut changer la constitution”, estime-t-il , indiquant que le jeune assaillant de COnflans ne s’était pas radicalisé à la mosquée mais “devant l’imam Google.”  

Xavier Bertrand réclame des sanctions contre les parents d’élèves qui s’opposeraient à la laïcité à l’école. “Il faut créer de nouvelles sanctions pour celles et ceux qui s’en prennent au principe de laïcité et aux valeurs de la République”, insiste Xavier Bertrand. 

“On est à un point de bascule dans notre pays”, estime Xavier Bertrand. “Est-ce que oui ou non on rentre en guerre contre l’islamisme ?”, poursuit le président de la région Hauts-de-France en appelant à “une offensive républicaine. ” 

Xavier Bertrand – président de la région Hauts-de-France – est l’invité du Grand Jury. Un rendez-vous à suivre en live vidéo en cliquant ici. 

Plusieurs nouveaux messages ont été déposés ce matin devant le collège comme le rapporte notre journaliste sur place François-Xavier Ménage. 

Un élève de 6e du collège du Bois d’Aulne décrit sa tristesse mais aussi sa peur après l’attentat contre “M. Paty”, prof d’histoire au collège.

Scènes d’horreur vendredi 16 octobre aux confins des Yvelines et du Val-d’Oise. Un professeur d’histoire-géographie a été décapité en fin d’après-midi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) avant que des policiers n’abattent son meurtrier présumé dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise). Très rapidement, le parquet antiterroriste s’est saisi des faits. 

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Non, Samuel Paty n’était pas menacé par une sanction pour avoir montré des caricatures en cours

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