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AFP

le 15 septembre 2021 à 7h59

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Liverpool-AC Milan restera à jamais l’incroyable finale de la Ligue des champions 2005 remportée par les superbes Reds (3-3, 3-2 t.a.b.) à Istanbul. Mais mercredi (21H00/19H00 GMT), lors de l’ouverture du Groupe B, ce sera surtout l’affrontement de deux clubs mythiques qui se sont réinventés.

Cela faisait sept ans que les Milanais disputaient l’Euro. L’élite était partie. Un sacré marasme pour le club avec sept trophées dans la compétition, dépassé seulement par le Real Madrid (13 victoires).

Les huit finales entre 1989 et 2007 ne sont plus qu’un lointain souvenir, dernièrement également controversées et remportées 2- 1, cette fois contre Liverpool.

Mais ce dernier coup continental a été suivi d’un déclin progressif du club, le dernier Scudetto remontant à 2011.

Le club perd alors la plupart de ses joueurs emblématiques (Gattuso, Nesta, Seedorf ou Inzaghi), se perd dans des recrutements dangereux, fait défiler les coachs et s’effondre financièrement.

Silvio Berlusconi, propriétaire depuis 1986, a vendu un club très endetté à un mystérieux homme d’affaires chinois, Li Yonghong, en 2017 avant d’obtenir il passe la main dessus l’année suivante du fonds américain Elliott.

Afin d’équilibrer les comptes, l’association se concentre sur le recrutement de jeunes à haut potentiel, dont certains ont appris auprès de Des joueurs de renom comme Zlatan Ibrahimovic et Simon Kjaer sont soignés.

Un pari rentable, mais aussi sportif avec l’apparition de Theo Hernandez, Franck Kessié ou Ismaël Bennacer, emmené par un “Ibra”, dans son rôle de tuteur à près de 40 ans.

Milan s’est retrouvé dans le top 4 pour la première fois depuis 2013 – deuxième derrière l’Inter après être devenu champion d’hiver – sous la houlette de Paolo Maldini, directeur sportif depuis le départ de Leonardo en juin 2019, et entraîneur avec les idées claires, Stefano Pioli.

Les Milanais les affrontent mercredi soir pour retrouver un homme de Liverpool au bord du gouffre en 2010 après une bataille juridique arrachée des griffes des hommes d’affaires américains George Gillett et Tom Hicks pour éviter la faillite.

Leur sauveur, le Fenway Sports Group (FSG), s’était fait un nom en ramenant les mythiques Red Sox de Boston à l’Américain en 2004 – puis 2007, 2013 et 2018 en trône de baseball – un trophée que la ville attendait depuis 1918.

Sur les bords de la Mersey, il importa les méthodes qui avaient fait des merveilles en Nouvelle-Angleterre tout en s’adaptant au bassin économique beaucoup moins riche – avec les supporters aussi bien qu’avec les partenaires locaux – que celui de Boston ou de ses rivaux Manchester et Londres.

Pratiqué dans ce qu’on appelle le « moneyball », une approche statistique du jeu et du marché des transferts, au retour de chacun Pour maximiser les recrues, la FSG a aussi gagné la bataille des chiffres en premier.

Avant la pandémie de Covid-19, le chiffre d’affaires du club avait triplé en dix ans pour atteindre 589 millions d’euros en 2019 et la valeur du club, de 300 millions. Après une coupe de la ligue en 2012 et une 2e place en championnat en 2014, c’est l’arrivée de Jürgen Klopp en octobre 2015 qui offre au club une victoire en Ligue des champions 2019 et un titre attendu de tout son championnat On donne de la dimension depuis 30 ans, en 2020.

Liverpool, qui compte 10 points en 4 journées, est dans le quatuor de tête de Premier League. Milan a inscrit trois victoires en trois matches, dont une belle victoire contre la Lazio (2-0) dimanche.

Avec un groupe particulièrement solide qui comprend l’Atlético Madrid et le FC Porto, le club italien est resté à l’écart du tirage au sort pas épargné .

“Le groupe est le plus difficile de tous, ce n’est pas un drame quand ils sortent”, a déclaré l’ex-attaquant Andriy Shevchenko dans la Gazzetta dello Sport. “Mais mettons-nous à la place de nos adversaires : tomber sur Milan n’est pas non plus un cadeau.”

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