“Nous devons nous sauver maintenant. Demain ou après-demain, il ne restera plus personne “Le 27 Juin 1994 à Bisesero deux Tutsis rwandais, Eric et Bernard, ont pris le risque de sortir des «trous» dans lesquels ils servaient de cachettes indicibles face au génocide et “supplié” les soldats français de l’opération Turquoise de ne pas laisser des centaines de personnes aux massacres En vain

Les soldats français reviendront pour les aider, mais trois jours plus tard, en août. Juin Trop tard pour Joséphine (12 ans), la petite sœur d’Eric Nzabihimana, et pour sa femme Catherine (28 ans) et 29 June a été tué par des milices extrémistes hutu, comme des centaines d’autres réfugiés tutsis dans les collines de Bisesero (ouest du Rwanda)

Fin juin 2019, 25 ans après la tragédie de Bisesero, l’AFP a recueilli les témoignages surprenants d’Eric Nzabihimana et Bernard Kayumba. Depuis 2005, ils sont en France aux côtés de quatre autres survivants, l’Association Survie, notamment l’Internationale Fédération des droits de l’homme (FIDH et LDH), parties civiles et accusent les militaires français de renoncer sciemment au génocide Les Tutsi de Bisesero Plusieurs hauts fonctionnaires français à la retraite ont annoncé le 16 août. Avril a de nouveau “fait exploser la folie de ces allégations honteuses” dans un communiqué de presse

Lundi, le parquet de Paris a appelé à la révocation générale de l’enquête sur cinq officiers généraux de l’opération Turquoise. La décision appartient désormais aux juges d’instruction

Le 22 Juin 1994, deux mois après le début du génocide, orchestré par le régime extrémiste hutu au pouvoir (plus de 800) Selon l’ONU, l’ONU a donné le feu vert à la France entre avril et juillet pour une opération militaro-humanitaire, Turquoise, qui visait spécifiquement à “mettre fin aux massacres” et “aider à protéger la population civile” danger »Au Rwanda

Eric Nzabihimana a raconté à l’AFP la terreur contre les miliciens Interahamwe qui erraient à la recherche de leur proie, les réfugiés blessés dans les bois mutilés par des machettes, presque morts, qui “vivaient comme des animaux” dans des trous dans le sol pendant des mois juste pour sortir la nuit pour chercher de la nourriture

“J’étais dans les bois pendant près de 3 mois; dans la banlieue de Bisesero I (le 27 June) a vu un convoi de camions, alors je suis sorti de ma cachette », explique Eric.« J’ai pleuré à l’aide! Nous sommes poursuivis par des meurtriers armés tous les jours! ;; Ils ne se sont pas arrêtés, j’ai dû intervenir pour essayer d’arrêter le convoi de soldats français

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Certains soldats, dit Eric, répondent qu’ils ne comprennent pas la situation. “Nous avons donc dû leur montrer des cadavres encore chauds, saignants et qui venaient d’être tués.”

Eric avertit les militaires de la sauver “maintenant”. Sinon, il ne restera plus personne demain ou après-demain “” Nous leur avons longuement demandé de ne pas nous quitter “

Selon ces deux survivants, les soldats ont répondu: “Pas prêt pour aujourd’hui” “Vous devez rester dans vos cachettes, nous pouvons venir dans 2 ou 3 jours”, ont-ils ajouté, a témoigné Eric. “Nous leur avons alors proposé de nous mettre devant leur convoi et de nous marcher à 5 km de l’endroit où ils se trouvent. déjà en camping et où nous aurions pu être sauvés Mais ils ont dit non “

“Personnellement, j’ai perdu ma petite sœur des Interahamwe et de ma femme le 29 tué “dit Eric

“Les soldats français sont de retour” Pour sauver June des personnes encore vivantes, il déclare: “Nous devons l’admettre”, a-t-il déclaré. “Notre plainte est qu’ils l’ont fait à cause de la pression des médias” et “ils auraient dû le faire avant, quand ils ont été informés et capables”

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Bernard Kayumba, alors âgé de 25 ans, considère toujours l’attitude des militaires français comme “incompréhensible”. Il vient de passer un mois avec sept personnes “, dans un trou creusé à la main la nuit pour se protéger des assassins. cacher”

«Nous étions épuisés et nous vivions morts; il y avait des cadavres ici et là; Nous leur avons vraiment dit que nous ne devons pas nous quitter parce que si vous partez, ils (les meurtriers) vont descendre sur nous », dit-il à propos des collines environnantes

“Mais ils ont répondu qu’ils n’étaient pas bien préparés, qu’ils surveillaient la zone avec des hélicoptères puis reviendraient”, dit-il. Les militaires français “disposaient de moyens de communication pour demander une intervention ou de personnel à proximité”, confirme Bernard. “Pourquoi en trois jours et pas en une heure?” “”

Face à cette réponse, «tout le monde était désespéré; Je leur ai demandé de nous achever, de nous larguer une bombe pour nous achever… »témoigne-t-il

Si les Français “avaient accompli leur mission humanitaire” et si “ils l’ont fait, le 27 serait resté, environ 1000 Tutsis n’auraient pas été tués », raconte Eric

JA News – Génocide au Rwanda et massacre de Bisesero – YECLOcom

Ref.: https://www.ivoiresoir.net/genocide-au-rwanda-et-le-massacre-de-bisesero/