Le groupe de rock français a fêté ses 40 ans ce samedi soir avec un concert gratuit qui s’est déroulé dans une ambiance de folie. Mosquito était là et vous proposera une interview exclusive dans son numéro du 29 septembre à l’occasion de la parution de la biographie officielle du Seuil Indochine. à l’occasion du quarantième anniversaire du groupe Indochine a été publiée. « Je suis comme une histoire et une histoire qui ne finira pas. J’archive Paradise Lost, est-ce que ça va continuer comme ça ? « À la fois une observation et une question. La réponse ? Nous l’avons eu ce samedi 25 septembre sur la Grand-Place de Bruxelles. Oui, l’Indochine a une histoire sans fin avec son public belge. Il s’appuie sur le passé, s’écrit dans le présent et continue.

En moins de trente minutes, les 5 000 places de ce concert surprise ont disparu. Le groupe n’a pas obtenu de sceau d’approbation artistique. C’était un cadeau pour ses fans. Seuls les techniciens étaient payés via la ville de Bruxelles, qui ne pouvait plus rêver de sa journée de fédération. A Moustique (lire l’interview dans notre numéro de ce mercredi 26 septembre) Nicola Sirkis avait promis “un concert 100% rock’n’roll”. Nous l’avons. C’était ensoleillé. L’accès au plus bel endroit du monde s’est fait via le Covid Safe Ticket sans le moindre incident. Il y avait beaucoup de gens là-bas. Beaucoup de gens. Et ce fut un festin total. Une célébration.

Sans ses écrans LED, sans son jeu de lumière, Indochine a montré ce qu’elle est. Pas seulement un “groupe des années 80 qui a fait l’aventurier”. Mais un groupe de rock d’aujourd’hui avec des guitares éclatantes, de nouveaux morceaux, des slogans sans fin et ces petits mots et gestes qui font toujours du bien. N’insultez pas les ennemis. Cet été, à l’exception des Belgofolies, on n’a pas entendu beaucoup de messages d’empathie sur nos scènes rouvertes pour « toutes les victimes du Covid, celles des inondations. Nicola y a pensé sans trop en faire. Tout à fait. Il a demandé une minute de bruit et tout le monde a répondu. Plus tard, à la fin du set, il a agité un drapeau LGBT et a insisté avec beaucoup de ténacité sur le sens de sa chanson College Boy, une chronique dramatique quotidienne du harcèlement.

Mélange de trois générations de fans, le public a eu droit à une performance inédite. Tuyau, lourd. Ceux des célèbres années 80 bien sûr (The Explosive Adventurer comme toujours, mais aussi un joli Your Black Eyes, Three Nights a Week, Miss Paramount et ses guitares pop, 3e Sexe et son refrain, comme il se doit). Mais il y avait aussi des chansons plus récentes comme Station 13, Un Eté Français, La Ville Est Belle, College Boy). Et d’autres qui ont marqué des jalons importants. On pense à Electrastar (de “Paradize” de 2002) ou “Alice & June”, chanson titre de son dixième double album, sorti en 2005). Les anciens se souvenaient sans doute d’un autre concert gratuit d’Indochine à Namur en 1984 dans le cadre des Fêtes de Wallonie (avec OMD). Les plus jeunes ont repéré le groupe pour la première fois dans une configuration à taille humaine, loin des stades de France, de Lille ou du béton armé du Palais 10. C’est super. Rendez-vous maintenant au Moustique de ce mercredi 29 pour un entretien croisé avec Nicola Sirkis et Rafaëlle Hirsch-Doran, qui signent une biographie pleine de révélations au Seuil.

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