Le Bel 20 est l’un des rares indices européens à avoir réussi à gagner du terrain mardi alors que les investisseurs sont de plus en plus préoccupés par l’inflation.

Les grands indices européens ont repris leur souffle ce mardi. Ils ont soigneusement digéré une première indication de hausse des prix aux États-Unis.

Premier indicateur de l’inflation, sujet principal de la semaine boursière, les prix à la production américains d’octobre ont été publiés, avec une hausse conforme aux attentes des analystes.

L’indice a augmenté de 0,6% le mois dernier, un peu plus vite qu’en septembre. L’augmentation d’une année sur l’autre a été de 8,6%, le niveau le plus élevé depuis le début du calcul des données de l’année précédente en novembre 2010.

“L’impact sur la demande devrait s’atténuer dans les prochains mois. Cependant, il existe un risque de perturbation de la chaîne d’approvisionnement qui pourrait maintenir les prix des matières premières et l’inflation à un niveau élevé plus longtemps », a déclaré Rubeela Farooqi, économiste en chef chez HFE, dans un entretien à l’AFP.

En attendant la publication des prix à la consommation américains ce mercredi, les investisseurs ont préféré prendre leurs billes car de nombreux indices oscillent toujours à des niveaux jamais vus auparavant.

En début de séance, plusieurs marchés européens ont même battu de nouveaux records, notamment grâce à la remontée surprenante du moral des investisseurs allemands en novembre.

Mais l’effet allemand n’a pas duré longtemps. Les spéculations sur une hausse des taux plus tôt que prévu ont fait fondre l’avancée des marchés boursiers mondiaux dans la seconde moitié de la session. A la cloche, le Stoxx 600 Europe a enregistré son premier revers après huit séances positives consécutives. À Wall Street, la tendance s’est également teintée de rouge alors que les marchés européens ont débranché.

Le Bel 20

(0,12 %) était l’un des rares indices européens à être dans le vert grâce à la bonne performance d’Argenx

(1,79 %). Les biotechnologies sont en hausse de plus de 30% ces six derniers mois alors que toute la côte bruxelloise attend des nouvelles positives de la FDA américaine pour commercialiser le traitement phare d’Argenx, l’efgarigimod. Le feu vert est attendu mi-décembre.

Sauf pour Bel 20, la campagne SIR Intervest

(3,85%) a été proposé après la confirmation de son dividende 2021. Dans sa déclaration intermédiaire pour le troisième trimestre, la SIR précise que le bénéfice EPRA par action est de 1,30 euro, soit une augmentation de 10 % par rapport à la même période l’an dernier.

Agfa (1,48 %) a également bénéficié d’un bulletin trimestriel qui était conforme aux attentes du marché, malgré la prévision d’un quatrième trimestre 2021 meilleur que prévu.

Le motoriste Rolls-Royce va construire de petits réacteurs nucléaires “à moindre coût” en Grande-Bretagne après une levée de fonds réussie de plus d’un demi-milliard d’euros. Près de la moitié du financement provient du gouvernement britannique. Dans la “Cité”, la manœuvre a été applaudie par les investisseurs. L’action a grimpé de 3,6% pour porter son augmentation de plus de 30% depuis le début de l’année.

A Londres aussi, les chiffres trimestriels du grand distributeur britannique AB Foods ont été salués avec une hausse de 8,10 %. Il en va de même pour le géant allemand de l’agrochimie Bayer (1,5%).

A Paris, Renault a gagné 4,12 %, la plus forte hausse du CAC 40 après avoir relevé la prévision de bénéfice annuel de son allié japonais Nissan.

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