Le secteur des investisseurs privilégiés a secoué plusieurs séances à Wall Street comme en Europe. La hausse des taux d’intérêt affecte la valorisation.

L’ère Faang touche-t-elle à sa fin en bourse? Ayant surperformé de loin les autres secteurs ces derniers mois et même ces dernières années, le compartiment technologique est déprimé à Wall Street. Sa référence est le Nasdaq

a perdu environ 4% par rapport à son plus haut du 12 février à 14 095,47 points. Le Dow Jones plus industriel est resté stable (0,20%) sur la même période. Lors de son ouverture mardi, le Nasdaq a chuté de 2%.

Un phénomène que l’on peut également observer en Europe. Le secteur technologique

a augmenté de 4,41% depuis le début du mois, contre 16,57% dans le secteur des loisirs, 15,58% dans les banques et 13,58% dans les matières premières.

La principale cause de cette sous-performance des valeurs technologiques est liée à ce que tout le monde Le monde financier parle depuis plusieurs jours: de la hausse des rendements obligataires. Rappelons qu’en près de trois mois, le taux américain à 10 ans est passé de 0,91% à 1,36% en raison de la hausse des anticipations d’inflation. La contrepartie allemande est passée à -0,29% contre -0,57% fin décembre.

Cependant, la valorisation des actifs à long terme – comme le Faang – est largement basée sur des projections de bénéfices futurs. «Traditionnellement, lorsque les taux d’intérêt réels montent, la valeur des valeurs de croissance baisse», confirme Jérôme van der Bruggen, directeur des investissements chez Degroof Petercam, qui provoque une «réponse épidermique».

Il rejette l’hypothèse de l’éclatement de la bulle du début des années 2000: “Les actions technologiques sont chères, mais c’est normal. Ces sociétés croissent de 20% et continueront de le faire pendant des années.”

Cependant, le stratège reconnaît que «le marché est peut-être allé trop loin», surtout si l’on tient compte de la hausse des taux d’intérêt réels. Ce qui l’amène à dire que la chute de Faang prendra probablement “un certain temps”.

“Mais je ne m’attends pas à une chute des valeurs technologiques”, prévient Jérôme van der Bruggen, qui préfère parler d’un réalignement du marché. “La numérisation de la société est une tendance importante qui ne va pas encore disparaître.”

On observe également une rotation sectorielle en faveur des valeurs économiques réelles. “Ce regain d’intérêt des investisseurs est assez logique compte tenu des espoirs d’une forte reprise économique avec l’avancement des programmes de vaccination – en particulier au Royaume-Uni – et des plans de relance.”

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