Après avoir analysé les avantages et les inconvénients, ils sont arrivés à la conclusion que le masque aide à poursuivre un “objectif plus élevé”.

Des psychologues de diverses disciplines ont défendu mercredi la proposition d’être utilisé par les enfants à partir de 9 ans. âge portant des masques à l’école. La mesure est très difficile pour les écoliers, admettent-ils, mais elle aide à poursuivre “l’objectif plus élevé” d’éviter les quarantaines ou les fermetures d’écoles. Ces scénarios ont un impact beaucoup plus négatif sur le bien-être et l’apprentissage que le port du masque lui-même.

La proposition de GEMS d’encourager les enfants à porter des masques à l’école a été fortement critiquée mardi 16 novembre. Mais un groupe de sept psychologues belges de cinq universités belges a défendu mercredi cette proposition. Surtout quand cela peut aider à minimiser le risque de fermeture d’écoles ou de retour à l’enseignement à distance. Trouver un équilibre entre développement, santé et société est une tâche difficile pour les psychologues.

« Porter un masque toute la journée est douloureux pour les enfants », admettent les psychologues. « Cela peut entraîner des symptômes physiques tels que des démangeaisons. Elle peut aussi être vue comme un obstacle aux échanges sociaux ». Certaines recherches scientifiques montrent que les enfants de 9 et 10 ans, comme les adultes, ont plus de mal à reconnaître les émotions d’une personne portant un masque. Un constat difficile qui mérite réflexion.

Cependant, ces psychologues jugent “souhaitable voire nécessaire” d’inciter les enfants à faire cet effort sous certaines conditions. “Il n’y a aucune raison de croire qu’un masque provoque des retards fondamentaux dans le développement émotionnel, social ou langagier des enfants”, concluent-ils. “Et encore moins qu’un retard serait irréversible.”

Le groupe de psychologues qui a co-écrit cette position ne prétend pas être un partisan inconditionnel de la mesure. “Il est important que les efforts soient partagés non seulement par les enfants mais par les différents secteurs de la société afin de maîtriser la propagation du virus”, ont-ils ajouté.

Le psychologue social Olivier Klein (ULB), le psychologue spécialisé en émotions Olivier Luminet (UCL), le psychologue social Vincent Yzerbyt (UCL), le psychologue du développement Bart Soenens (UGent), le psychologue de la santé Omer Van den Bergh (KULeuven), le psychologue motivationnel Maarten Vansteenkiste (UGent) et le psychologue de la santé Desmet Uantwerpen ).

La question de savoir si les enfants doivent porter un masque doit être abordée par le Comité consultatif (Codeco), qui se réunira mercredi pour identifier une série de mesures sanitaires pouvant limiter l’infection au coronavirus.

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