C’est la déception du jour à la Bourse de Paris. Vallourec a reculé de plus de 10 % par rapport aux cotations initiales en réponse à la baisse des prévisions annuelles annoncée mercredi soir par le premier fabricant de tubes sans soudure, particulièrement utilisés dans l’industrie pétrolière en juillet, la fourchette de 475 à 525 millions d’euros. Effet de ciseau négatif, l’augmentation du besoin en fonds de roulement en lien avec une dynamique de prise de commandes plus forte que prévu pour des livraisons en 2022 conduira à une consommation de trésorerie comprise entre 300 et 380 millions d’euros. Heureusement, le groupe disposait de plus d’1 milliard d’euros de liquidités à fin septembre. Au troisième trimestre, le cash-flow était négatif à 103 millions d’euros, contre un solde positif de 85 millions d’euros l’année précédente.

Si Jefferies abaisse son objectif de cours de 14 à 13 euros, il achètera toujours l’action , tout comme Oddo BHF, d’être « surperformant », de viser le même niveau de 13 euros. Malgré la déception liée à cette publication, « la situation bilantaire s’est réorganisée après la restructuration financière qui s’est achevée fin juin et le groupe est, selon le bureau d’analyse, pour certaines catégories d’investisseurs (fonds de restructuration ou investisseurs sans filtre ESG fort) et a en même temps quelques trimestres de patience sans mettre en danger la structure du bilan. “

Vallourec continue par ailleurs d’optimiser son portefeuille avec pour objectif de renforcer la production au Brésil tout en réduisant encore la sensibilité à l’Europe. Des investissements de l’ordre de 100 millions d’euros sont prévus dans le premier pays, tandis que le Groupe envisage de céder ses activités annonce en Allemagne. Les trois laminoirs d’une capacité de 685 000 tonnes par an le sont « malgré les mesures prises avec une perte cumulée de 700 millions d’euros sur la période 2015-2021 », a précisé Oddo BHF.

Pour comparaison : Le cabinet ajoute que l’objectif d’acquisition par le groupe parapétrolier d’une capacité de 300 000 tonnes de matériel roulant par an auprès de Nippon Steel serait réalisé avec des coûts variables inférieurs de 25 %.L’objectif est de trouver un acheteur avec une offre ferme dans le deuxième trimestre 2022 (le risque est faible selon Oddo BHF) En l’absence de repreneur, le scénario est une fermeture de site g en Allemagne.

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