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AFP

4 décembre 2021 à 14h54

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Valérie Pécresse, nommée par LR pour la présidentielle de samedi, est une “travailleuse acharnée” qui, avec une ligne ferme et libérale, a systématiquement grimpé à droite, usant de l’image glissante qui lui a longtemps collé elle, Valérie Pécresse a été désignée candidate de droite à l’élection présidentielle française à l’issue des premières primaires républicaines samedi et a largement prévalu face à son adversaire Eric Ciotti. / Photo prise le 11 novembre 2021 / REUTERS / Ludovic Marin

Valérie Pécresse, qui a été nommée par LR pour la présidentielle de samedi, est une “travailleuse acharnée” qui est systématiquement montée à droite avec un parti ferme et libéral ligne en ruinant l’image épurée qui lui colle depuis longtemps.

“J’ai un malentendu, ce sont mes cheveux blonds. Je suis une femme forte”, a assuré jeudi à l’issue du premier tour de l’indicatif régional c’est celle qui a battu Eric Ciotti au second tour.

Et “Je ne lâcherai rien, je suis une femme qui gagne et gagne”, répète la présidente de l’Ile-de-France et martèle son message de ” ordre ” et ” détermination “.

L’ancien ministre du budget de Nicolas Sarkozy, 54 ans, a une position libérale sur l’économie qui interpelle sa famille politique. Dans une campagne marquée par l’effraction d’Eric Zemmour à l’extrême droite, elle a également haussé le ton du roi et s’est adjoint les services de Patrick Stefanini (un proche de François Fillon).

Des critiques radicales d’avance , l’autoproclamée “Dame de faire” l’assure : “Je suis au centre” de la droite, dont “j’ai la capacité de rassembler toutes les sensibilités” – y compris les électeurs qui sont rentrés chez eux. Emmanuel Macron.

“Je sais ce qu’est une campagne et je me fais battre, mais je peux donner aussi”, assure celui qui accuse le président d’avoir “brûlé la caisse”. Elle a promis à Marine Le Pen, qui après le premier tour du tour préliminaire a plaisanté sur les “quatre quarts” LR : “Elle aime les quatre quarts, elle va beaucoup manger”.

Souvent cataloguée comme Ile-de-France , qu’a l’ancienne députée des Yvelines parcourant sa campagne dans un pays où elle a « de la famille dans presque toutes les régions » et expliquant ici son projet de six réacteurs EPR, défendant sa détermination par rapport à l’immigration avec un fil conducteur : « Restaurer les Français fierté ».

« Elle joue sa vie » dans cette course à l’investiture, assurait une élue LR il y a quelques mois, alors qu’elle n’était pas la favorite des pronostics.

L’avocate des valeurs républicaines, aussi un ancien ministre de l’enseignement supérieur, veut aussi se démarquer à travers son programme d’éducation.

L’ex-bébé Chirac, qui a quitté LR en 2019, a fait l’objet de spéculations à l’été 2020, certains la voyaient déjà à Matignon. En 2017, elle prend ses distances avec LR en lançant le Mouvement Libre ! contrairement au président du parti Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

Qualifiée de “travailleuse”, “méthodique” et “structurée”, Valérie Pécrese, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, est un habitué du Palmarès : Abitur 16, HEC, ENA… parcours d’excellence qui, à son grand dam, lui vaut depuis longtemps une image sage.

Le Président de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse à Paris, le 8 avril 2021 (AFP/Archives – JOEL SAGET)

« Lors de ma première campagne électorale régionale, le surnom que mes adversaires de gauche m’ont donné était la blonde. jupe plissée”, avait déclaré l’ancien maître des enquêtes au Conseil d’Etat en 2019.

Ayant grandi à Versailles, dans “une famille intellectuelle un peu originale”, l’amateur de Dostoïevski et Tolstoï a décidé d’apprendre le russe à l’âge de 15 ans et allé à Yalta, dans un camp de jeunes communistes. Puis elle a commencé à apprendre le japonais, qu’elle a perfectionné à Tokyo en vendant des caméscopes et des spiritueux.

“Jusqu’à présent, j’ai toujours suivi un chemin différent des autres”, assure la passionnée de cinéma et de séries, boxeuse et mère de trois enfants qu’elle protège jalousement de toute exposition publique.

Elle déplore le sexisme qui règne en politique : “Quand un homme crie, c’est un leader ; une femme qui se laisse emporter est une hystérique”, répète-t-elle aujourd’hui : “Il y a une forme d’oser présenter une femme” à la présidentielle car “briser un tabou est un peu limite” à droite.

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