« Terminator : Dark Fate » : une franchise au futur imparfait

Confinement : les petits commerces dénoncent des mesures « déloyales » et se tournent vers le « click and collect »

Clémentine Autain sur le combat contre le terrorisme : « J’alerte : la France est en passe de perdre pied »

« Je ne sais pas ce que je risque, mais tant pis, j’irai jusqu’au bout » : au Mans, un libraire se rebelle contre le confinement

S’aimer comme on se quitte : « Mon épouse saisit mon téléphone, lit les messages et me le jette à la figure »

Le dernier volet de la série, produit par James Cameron, joue avec impertinence sur la nostalgie des fans de la première heure.

On ne présente plus cette franchise, dont la caractéristique la moins heureuse, mais hélas pas la plus rare, consiste à s’être démonétisée au cours des cinq épisodes qui la composent, entre 1984 et 2015. De retour à la production du sixième opus, James Cameron, le réalisateur des deux premiers films – qui sont clairement les meilleurs –, propose aux spectateurs un « deal » radical : effacer de leur mémoire les numéros trois, quatre et cinq.

S’adjoignant le concours du réalisateur Tim Miller (Deadpool, 2016), Cameron redéploie donc la trame qui avait enchanté les spectateurs de ses films. Soit une intelligence artificielle située dans un avenir pas forcément lointain (2042), qui envoie sur Terre un robot tueur ultraperfectionné pour détruire à l’avance l’humain destiné à leur mettre des bâtons dans les rouages.

Sur ce délicieux paradoxe temporel, Miller et Cameron font débarquer au Mexique un Rev-9, créature transformable, impavide et indestructible mandatée par une intelligence qui porte désormais le nom de Légion. En même temps que lui tombe du ciel une soldate du futur dénommée Grace (la, de fait, gracieuse Mackenzie Davies), humaine augmentée dépêchée dans notre bas monde pour contrecarrer ce funeste projet. Elle doit ainsi sauver l’humanité en la personne messianique d’une jeune Mexicaine, Dani Ramos (Natalia Reyes).

S’ensuit une course-poursuite assez relevée depuis Mexico jusqu’au Texas, avec un Rev-9 increvable qui se liquéfie sous les balles avant de se reconstituer à l’identique. L’essentiel est-il moins dans cette labilité technologique que dans le retour de figures connues qui contribuent à la stabilité d’un récit qu’on aime, en grands enfants, à voir se répéter : Sarah Connor, interprétée par la légendaire Linda Hamilton ; et l’un de ces antiques T-800 (Arnold Schwarzenegger) qui poursuit là l’humanisation de son statut.

C’est ici que l’impertinence de Tim Miller allège un film par ailleurs assez routinier, en poussant le personnage de Sarah Connor aux confins d’une Madame Foldingue et en conférant au T-800 une famille et un métier (drapier). Voilà bien l’état où se trouvent aujourd’hui la plupart des franchises de science-fiction américaines, usées par leur propre démesure, et flottant en un point indéterminé non seulement entre l’algorithme et la chair, mais encore Pierre Dac et l’apocalypse.

Film de Tim Miller. Avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Mackenzie Davies, Gabriel Luna, Natalia Reyes (EU, 2019, 2 h 08).

Comparatif « Wirecutter ». On connaît les dégâts du soleil sur la peau, alors pour un trek, une balade ou même une partie de golf, voici une sélection de chapeaux qui offrent une protection solaire UVA et UVB efficace, tout en restant confortables, respirables, et solides.

Comparatif « Wirecutter ». Notre équipe de jardiniers amateurs n’avait jamais autant taillé et coupé de branches pour la bonne cause : trouver le meilleur sécateur à utiliser à une main. Parmi les 39 modèles testés, plusieurs fabricants se sont démarqués pour la taille des plantes, des arbres et des branches, mais c’est Felco qui l’emporte.

Comparatif « Wirecutter ». Pour le voyage, la randonnée, le bateau, la nage en mer, le kayak et autres, les poches et les sacs, qu’ils soient imperméables ou étanches, permettent de maintenir vos affaires au sec grâce à leur fermeture roll-top. Voici nos choix.

Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

En cliquant sur « Continuer à lire ici » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

Source: https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/10/30/terminator-dark-fate-une-franchise-au-futur-imparfait_6057961_3246.html

Terminator : Dark Fate

JA News – FR – « Terminator : Dark Fate » : une franchise au futur imparfait