Avarie majeure pour l’anglais Thomson

Les milles perdus par Alex Thomson, même s’il était «  l’intérieur » du virage actuellement négocié par le trio de tête pour enrouler l’anticyclone des Acores, laissaient augurer d’un problème à bord du révolutionnaire Hugo Boss. La confirmation est arrivée cette nuit, vers 1h30 du matin par ce communiqué succint de son équipe, alors qu’au classement de 5h, le britannique était désormais 3éme à 72 milles de Ruyant progressant à vitesse réduite :

« Le skipper britannique Alex Thomson a informé son équipe à terre d’un éventuel problème structurel à bord de HUGO BOSS. À ce moment-là, Alex Thomson se trouvait à environ 800 milles à l’est de Rio de Janeiro dans l’Atlantique Sud et était à 13 jours de course depuis le départ du Vendée Globe des Sables d’Olonne, le 8 novembre dernier. Alex et son équipe, ainsi que les architectes navals (NDLR: le cabinet français VPLP) et les ingénieurs impliqués dans la construction du bateau, travaillent maintenant ensemble pour évaluer l’étendue de ce problème structurel et pour déterminer un programme et un planning de réparation. Alex est en sécurité et en bonne santé à bord, et dialogue régulièrement avec l’équipe. L’organisation de la course du Vendée Globe a été informée et est tenue au courant fréquemment de l’avancée de la situation. »

Après le retour au port prématuré de Jérémie Beyou (Charal) , dont le bateau avait été victime d’avaries diverses et précoces, le co-favori du 9éme Vendée Globe, Alex Thomson s’était place en situation extrêmement favorable en négociant au plus près la dépression Théta, ce qui lui avait permis de prendre plus de 100 milles d’avance. Un peu plus efficaces au vent de travers et désireux de ne pas se faire décrocher, Thomas Ruyant (LinkedOut) et Charlie Dalin (Apivia) avaient « ravaché » dixit Ruyant, mis du charbon » dixit Dalin, s’étaient progressivement rapprochés, le nordiste prenant même le leadership samedi matin.

De l’intérieur de son cockpit, l’anglais, dans de rares vacations affichait tout son sourire: « e fais ma course, ce qu’ils font (NDLR: Dalin et Ruyant) peu d’impact sur mes décisions. L’autre jour, les voyant revenir, je m’apprêtais à changer de voile, et puis je me suis ravisé. Je dois faire attention au bateau. Je suis au clair avec ce que je veux faire dans quelques jours. Je n’ai pas de pression. »

Depuis sa maison du sud de la France, son chargé de performance, Neal McDonald, avait samedi un discours similaire:

« Alex a été conservateur dans tout ce qu’il a fait depuis le début. Il a été cinq heures dans « a zone de l’horreur » au moment de la grosse tempête, certains ont dit que c’était courageux, c’était juste un risque calculé au ratio risque/gain. On n’a pas encore vu les conditions de vent, au portant, où normalement le bateau devrait montrer tout son potentiel. »

Hugo Boss avait été victime d’une gravissime avarie de quille sur la transat Jacques Vabre cet automne, qui avait nécessité plusieurs semaines de chantier. Le strict confinement à cause du Covid n’avait ensuite pas aidé à faire les nombre de milles souhaité.

« uand on part pour une course come ça, philosophait Alex Thomson avant le départ, l’essentiel est de regarder le chemin qu’on a fait, ensuite arrive ce qui arrive. »

Source: https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Avarie-majeure-pour-l-anglais-thomson/1197152#xtor=RSS-1

JA News – Avarie majeure pour l’anglais Thomson